
Son origine
La châtaigne d'eau (Trapa natans) est originaire d'Europe, d'Asie et d'Afrique. Elle a été introduite en Amérique du Nord au milieu du 19e siècle et découverte au Québec en 1998.
Elle se serait introduite soit par les filets ou les seaux des pêcheurs, soit par les cordages des bateaux. Elle aurait pu aussi s’échapper des jardins d’eau, car elle est utilisée comme plante ornementale. (MELCC, 2021)

Sa distribution
Au Québec, on la trouve dans les rivières du Sud, Richelieu et des Outaouais. Elle est présente également au lac des Deux-Montagnes et dans le parc national de Plaisance. Elle pousse dans les milieux abondants en éléments nutritifs, peu profonds et à faible courant.
Sur le territoire de la MRC de Matawinie, la présence de la châtaigne d'eau a été confirmée à l'étang du Village à Sainte-Marcelline-de-Kildare à l'automne 2019.

Sa propagation
La reproduction de la châtaigne d’eau passe par la production des noix. Les noix produites se déposent dans le fond de l’eau et peuvent survivre quelques années (jusqu’à 12 ans) enfouies dans les sédiments. Les colonies de châtaigne d’eau peuvent s’accroître très rapidement puisque chaque semence peut produire jusqu’à quinze rosettes qui, à leur tour, peuvent produire jusqu’à une vingtaine de noix.

Ses impacts
La présence de la châtaigne d’eau a de nombreux impacts négatifs sur les milieux aquatiques. Tout d’abord, l’espèce peut abaisser le niveau d’oxygène et peut rendre les milieux hypoxiques ou même complètement anoxiques, ce qui entraine la mort de certains organismes aquatiques. Ensuite, l’épais tapis végétal à la surface de l’eau bloque jusqu’à 95 % de la lumière et réduit fortement la croissance des plantes submergées.
Nos actions...
Depuis 2020, notre équipe travaille à l'éradication de la châtaigne d'eau à l'étang du Village de Sainte-Marcelline-de-Kildare, de concert avec la Municipalité, le MELCC et la Fondation de la faune du Québec. Un dépliant a également été produit et sera distribuer aux riverains de l'étang.

